Burn-out et cortisol : des pistes en naturopathie


Le burn-out, en passe de devenir le mal du siècle dans le monde du travail, touche aussi la sphère parentale, vous l’avez peut-être déjà vu dans mes précédents posts et articles.

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Mais saviez-vous qu’il touche à une fonction très importante pour réguler vigilance, sommeil, mais également métabolisme général et régulation des neurotransmetteurs ? J’ai nommé la production de cortisol !

Le cortisol, une hormone polyvalente



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Formule du cortisol (image : canva)

Le cortisol est une hormone stéroïde produite par les glande surrénales. On parle également d’axe cortico-surrénalien et en réalité le cortisol est produit sur l’impulsion de l’hypothalamus qui stimule l’hypophyse.

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Cette hormone est fondamentale et a des effets anti inflammatoires et immunosuppresseurs. La version de synthèse, la cortisone et ses dérivés, est d’ailleurs utilisée dans cette optique !

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Mais que se passe-t-il en cas de burn-out ? Produit-on trop ou pas assez de cortisol ? Et bien… Cela dépend du stade du burn-out et il est très important de savoir faire la différence ! Pour cela, intéressons-nous au mécanisme du stress.

Le stress, facteur de production du cortisol

Tout d’abord, remettons les choses dans leur contexte. Il est normal de produire du cortisol tous les jours. Il s’agit de l’hormone entre autre de l’éveil, et la présence de pics de cortisol notamment le matin nous permet de nous caler sur un cycle jour/nuit harmonieux. En cas de décalage horaire par exemple, le corps éprouve des difficultés à s’adapter à un si grand changement de cycle diurne et nocturne et nous nous retrouvons bien souvent les yeux grand ouvert en plein milieu de la nuit ! Défaut de mélatonine certes, mais aussi pic de cortisol…

Alors comment le stress agit-il ? La notion de stress est connotée négativement. Pourtant, il existe ce qu’on appelle l’eustress. Autrement dit, le « bon » stress. Une stimulation positive, qui nous met en mouvement, qui nous fait réagir. Tout stress déclenche une production de noradrénaline très rapidement, qui en retour stimule celle de cortisol.


Excès de stress, burn-out et cortisol

Le problème se situe dans la dose de stress que nous subissons chaque jour. S’il s'agit simplement de la sonnerie du réveil, de quelques klaxons et du sprint pour attraper le dernier bus, les pics de noradrénaline font partie du fonctionnement normal. Ils sont très utiles à nous mobiliser en facilitant la contraction musculaire, en accélérant le rythme cardiaque ! Comment savoir si vous avez un gros pic de noradrénaline ? Facile : vous avez chaud, votre cœur bat plus vite, et vous avez une boule au ventre.

Si le stress est intense et prolongé, le corps fait face dans un premier temps. Mais là où la noradrénaline est sécrétée dans l’instant, le cortisol produit ne s’élimine pas aussi rapidement et une hypercortisolémie (excès de cortisol dans le sang) s’installe. Jusqu’à ce que le corps et l’esprit lâchent : c’est le burn-out.

Burn-in, burn-out et cortisol

Dans le cas du burn-out et du cortisol, il peut y avoir deux cas de figure. Soit il y a épuisement total, la personne est arrivée au bout de ses ressources, c'est le burn-out. Soit elle est encore dans une phase de résistance, on parlera alors de burn-in. Le taux de cortisol ne sera pas du tout le même à ce moment-là ! De plus, il est encore difficile de déterminer quelle méthode est la meilleure pour analyser l'effet à long terme du stress (salive, cheveux, analyses sanguines, les résultats sont souvent hétérogènes).

C’est là qu’il est important de faire appel à un professionnel de santé afin de faire le point. Le recours au médecin et au psychologue est un indispensable.

C’est à ce moment également selon moi que consulter un professionnel de la naturopathie en complémentarité peut permettre de faire la différence et de ne pas basculer dans l’épuisement total.

Les plantes amies des glandes surrénales

En phytothérapie, on a vite fait d’être confronté à un choix pléthorique, c’est le cas pour les plantes du stress et du cortisol. Attention néanmoins, prendre de la phytothérapie n’est jamais anodin et ne devrait pas se faire sans le conseil d’un professionnel ! Les trois plantes que je vais citer ne sont donc, vous l’aurez bien compris, certainement pas une solution miracle en cas d’exposition prolongée au stress !


La réglisse : racine bien connue pour son goût sucré, elle a également un effet tonique global, ainsi que des propriétés anti inflammatoires. Attention néanmoins, elle ne doit pas être prise sur de longues durées en raison de son effet hypertenseur. Elle est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’aux insuffisants rénaux, et comporte des contre-indications assez nombreuses en cas de traitements médicamenteux.

Le cassis (feuille) : c’est le tout terrain des surrénales. A la fois tonique et nourrissant, il peut être consommé en EPS (extrait de plantes sèches), en extrait liquide ou encore en gemmothérapie (bourgeons) selon l’effet souhaité.

L’huile essentielle d’épinette noire : elle est souvent cité pour son effet cortison-like et simulant des surrénales. Utilisée diluée et en friction directement au niveau des reins le matin, elle ne doit pourtant pas être prise sur de trop longues durées (pas plus de 3 semaines). D’autres huiles essentielles toniques des surrénales seront parfois plus adaptées selon votre cas, comme le pin sylvestre ou encore le sapin baumier.

Attention également à toujours tester les huiles essentielles diluées sur le pli du coude 24h auparavant pour repérer une éventuelle réaction allergique.

Le burn-out, qu’il soit professionnel ou parental, n’est pas une problématique à prendre à la légère. Il requiert un suivi médical et psychologique rigoureux. Les pistes évoquées ici le sont donc dans une perspective complémentaire, et surtout dans le but d’appréhender le burn-out de façon holistique.


le burn-out pour les professionnels de la naturopathie et de la santé


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A bientôt pour de nouvelles aventures,

Elodie votre praticienne et formatrice

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Crédits images : canva

Sources :

1.Anti-ulcer and antioxidant activity of GutGard. Mukherjee M, Bhaskaran N, et al. Indian J Exp Biol. 2010 Mar;48(3):269-74

2. Biomarkers in burnout: a systematic review. Marie Bernardine Danhof-Pont,Tineke van Veen, Frans G Zitman, J Psychosom Res 2011 Jun;70(6):505-24.

3. Lower cortisol awakening response in both clinical and non-clinical burnout Bart G Oosterholt , Joseph H R Maes , Dimitri Van der Linden , Marc J P M Verbraak, Michiel A J Kompier , J Psychosom Res . 2015 May;78(5):445-451.

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