Chute de cheveux et alimentation : les apports de la naturopathie

Dernière mise à jour : 8 juin

Parmi les motifs de consultation en dermatologie, on retrouve la chute de cheveux, qui contient beaucoup de variantes possibles. L'une des idées reçues est que l'alimentation joue un rôle prépondérant. Est-ce si vrai que cela et quelle part apporter à ce rôle ?



(Je cherchais une illustration sympa pour parler de nourriture et de cheveux, et je n'ai trouvé qu'une quantité impressionnante de femmes qui riaient devant une assiette de salade composée ou qui semblaient trouver très drôle ce fromage blanc qu'elles dégustent debout en culotte dans leur cuisine. Mais passons).


Les causes multiples d'une chute de cheveux


Tout d'abord, éliminons d'emblée les chutes de cheveux dont la cause première ne sera pas l'alimentation.


Ce tour d'horizon est volontairement bref et n'entre pas dans les détails techniques, il ne peut pas résumer une réalité complexe qui quoi qu'il en soit nécessite une consultation médicale.


- L'alopécie congénitale : la plus représentée dans les médias, la plus spectaculaire aussi. Une alimentation adaptée peut aider mais ne sera pas le facteur principal.


- L'alopécie androgénétique ou androgénique : elle est liée principalement à une sensibilité accrue aux androgènes. L'alimentation peut avoir une influence.


- L'effluvium post-grossesse : la cause principale est la chute hormonale après l'accouchement, qui provoque alors la chute des cheveux qui ne sont pas tombés pendant la grossesse du fait de l'imprégnation hormonale.


Les facteurs favorisant une chute de cheveux sont multiples :


- Stress émotionnel, anxiété

- Rythme de vie effréné avec peu d'heures de sommeil

- Hydratation insuffisante

- Coiffures qui tirent sur les cheveux, extensions

- Routine inadaptée, utilisation de produits irritants, colorations

- Troubles hormonaux, certains surpoids, certains sous-poids


Et bien sûr, l'alimentation !


Comment nourrir ses cheveux ? Infos et intox


C'est le bulbe du cheveu qui est la partie vivante. Les longueurs, elles, ne peuvent pas être "nourries", contrairement à ce qu'on peut voir comme promesses au niveau cosmétique. Elles sont constituées de kératine principalement. Tous les soins et produits visent à préserver l'intégrité des longueurs et lisser cette tige de kératine.


Les agressions extérieures, elles, ont tendance à abîmer la fibre capillaire, soulever les écailles, ce qui peut donner aux cheveux cette apparence rêche. Mais cela n'a rien à voir avec la nutrition et l'alimentation !


C'est donc au niveau du cuir chevelu que les cheveux sont nourris, grâce aux capillaires et à une bonne circulation sanguine.


Les aliments à privilégier pour de beaux cheveux


- Ceux qui sont riches en antioxydants et peu acidifiants : les fruits et légumes frais, de préférence de saison. On peut citer par exemple la cure uvale de raisin, qui joue sur le resvératrol, ou encore le thé vert ! L'ortie feuille est aussi un super aliment reminéralisant et riche en antioxydants.


- Ceux qui sont riches en vitamines du groupes B : c'est de là que la levure de bière tire sa réputation de super aliment des cheveux. Mais on peut aussi citer les amandes, le foie, les abats en général et bien sûr le pollen frais.


- Ceux qui sont riches en fer : ils vont principalement agir sur les chutes de cheveux en lien avec une carence martiale en fer. Elle est très fréquente chez les femmes qui ont des règles très abondantes.


- Ceux qui contiennent de bons acides gras : exit l'huile de tournesol et d'arachide, concentrez-vous sur l'huile d'olive, de noix, de colza, de cameline, mais aussi les noix, noisettes, noix du Brésil, les avocats, les petits poissons gras !


Impossible de tout résumer un article. Mais sachez que dans les cours en ligne Naturo'Derm, un module entier est consacré à l'alimentation de la peau et des cheveux, et que le thème de la chute de cheveux est également abordé en détail.



Pour plus d'infos, c'est par ici sur le site Nana-turopathe elearning.


Naturopathie et alimentation lors d'une chute de cheveux


Elle va se concentrer sur tous les facteurs qui ont pu favoriser par le passé ou plus récemment la chute de cheveux, et ce afin de déterminer la cause première pour agir efficacement.


L'hygiène de vie et l'alimentation seront les premiers postes à régulariser avant d'envisager une supplémentation. En effet, il est fréquent d'être tenté par les compléments alimentaires afin de remédier rapidement à une situation. Ce type de supplémentation peut avoir un effet positif temporaire sur la chute de cheveux, mais si la problématique n'est pas envisagée dans sa globalité, les rechutes peuvent être fréquentes.


On parle souvent de la qualité des oligo-éléments, vitamines, nutriments pour nourrir le cheveu. Ce qu'on sait un peu moins, c'est que les situations de restriction caloriques peuvent sur la durée avoir un impact délétère et ce peu importe les compléments qu'on va prendre !


Pourquoi ? La restriction calorique met l'organisme en situation d'alerte. Il faut se défendre contre une situation de "famine". Le métabolisme diminue, la circulation sanguine et lymphatique peut être ralentie. L'équilibre hormonal peut également être affecté. En conséquence, les cheveux pâtissent de cette vitalité diminuée.


Conclusion, lors d'une chute de cheveux conséquente, il y a tout intérêt dans un premier temps à faire le point avec son médecin et dermatologue, la consultation en naturopathie permettant d'agir au niveau global sur tous les fronts.


Aviez-vous envisagé l'impact de l'alimentation sous cet angle ?





48 vues0 commentaire